Chavaroche, mon ami.

Gilbert Coudon


"Le lecteur trouvera ici deux regards posés sur une montagne. Deux regards différents mais complémentaires. Le premier, subjectif, sentimental, nostalgique et qui vient de loin. Le second, objectif, rationnel ,beaucoup plus proche. Leur histoire est donc elle aussi différente. L'un sort tout droit d'un coeur d'enfant, l'autre d'une raison devenue adulte, et près de cinquante ans les séparent."

C'est ainsi que l"auteur résume son livre. Cette confrontation lui est apparue originale et digne d'intérêt. Tant il est vrai que la leçon de Gide à Nathanaël dans "Les nourritures terrestres" reste éternelle: "Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée".


Gilbert Coudon

Bien que né en 1935 à Paris, Gilbert Coudon est issu d'une vieille famille auvergnate de la vallée de Mandailles. Aprés des études au lycée Henri IV, il devient professeur de collège dans différents établissements du Val-de-Marne. Durant les vacances, il construit, dans le Cantal et au-delà, de nombreuses tables d'orientation: au Plomb, au Puy de Bouvals, au Puy de l'Arbre, au Puy Saint-Laurent, à Labastide-du-Haut -Mont ainsi qu'a Momtpellier-Le-Vieux, prouvant ainsi sont attachement au pays de ses ancêtres.

Il vit à present, avec son épouse, sa retraite à Lavabre de Parlan, dans la Châtaigneraie Cantalienne.

 

Plan de l’ ouvrage.

 

Le livre, dont la couverture brochée en quadrichromie représente une vue du Chavaroche depuis les abords de Mandailles, comprend une centaine de pages égayées d’une cinquantaine de photographies couleurs de l’ auteur, le tout au format 15 / 21cm. sur papier glacé.

 

 

 

Préface : L’ auteur explique et justifie les deux regards opposés qu’ il porte sur le Chavaroche : celui de l’ enfant d’ autrefois et celui de l’ adulte d’ aujourd’ hui.

Enfances : évocation contrastée entre une jeunesse scolaire à Paris, entrecoupée chaque année par de merveilleuses vacances dans le quartier Saint- Géraud d’ Aurillac.

La découverte : Où, par le plus grand des hasards, depuis la fenêtre de sa chambre, l’ auteur « invente » le Chavaroche.

Reconnaissance : première expédition à bicyclette vers la montagne et première vision rapprochée depuis le roc du Cassaïre, dans la vallée de Mandailles.

Les campagnes du ciel : deuxième tentative mieux préparée, plus longue et méthodique menant jusqu’ au sommet tant désiré.

Le pays de Marie-Lou : Où, quelques année plus tard, par le plus grand des hasards, survient une aimable rencontre, qui mène l’ auteur au village du Fau, au pied du Chavaroche.

La vie qui passe : Quelques années on passé. L’ enfant est un adulte à présent, et le regard qu’ il porte sur sa montagne va radicalement changer.

L’ Auvergne à vol d’ oiseau : Panorama depuis le sommet du Chavaroche.

Une grande variété de formes : Etude morphologique succinte du massif.

Un pays à feu et à sang : Tentative de présentation géologique, d’ après les dernières recherches sur la genèse du massif cantalien.

L’ homme de pierre au trois visages : rappel de l’ histoire cartographique de la région : Cartes de Cassini, de l’ Etat Major, de l’ I.G.N.

Au royaume du vert et du blanc : Présentation de la climatologie, de la flore et de la faune.

Les hommes du bout du monde : Evocation de la vie des habitants de ces hautes terres, particulièrement de ceux de la commune du Fau, l’ une des moins peuplées de Cantal.

Conclusion : Il est temps de choisir. Quel regard est le bon ? celui de l’ enfant ou celui de l’ adulte ?

Glossaire : Celui- ci, comme il est d’ usage, comprend l’ explication des principaux termes techniques.

Bibliographie : Liste des ouvrages parus sur le Massif cantalien, aucun n’ existant sur le Chavaroche, « stricto sensu ».

 

Pour en terminer.

 

 

Aussi étrange que celà puisse paraître, je ne suis pas loin de penser qu’ un auteur soit le mieux placé pour présenter son livre.

En effet, celui ci s’ est trop investi, impliqué, appliqué à essayer de bien faire pour qu’ il soit en mesure d’ avoir le recul nécessaire pour se juger et expliquer clairement, aussi bien le but recherché que ses motivations profondes. Sait- il lui même seulement quelle force intérieure et mystérieuse l’ a poussé à écrire, je veux dire à porter sur la place publique, aux yeux de tous, les simples ou les illustres, les intelligents ou les sensibles, une partie intime de lui même qu’ il aurait pu, qu’il aurait peut-être du cacher ?

Mais à quoi bon se poser la question puisqu’ un livre est là qui attend ses lecteurs et donc, irrémédiablement, échappe à son auteur. Un peu comme l’ enfant échappe à ses parents pour aller vivre sa propre vie, sous les regards sévères ou attendris de ceux qui, au gré de leur humeur du moment ou de leur caractère, se complairont à le tancer ou l’ admirer. Tel est là le risque à courir.

Ce risque, je l’ accepte volontiers. Car il s’ agit ici de réparer une injustice. Le Chavaroche, un des sommets du Cantal, ce pays des grands espaces, demeure pour beaucoup un mal aimé, une sorte de « Petit chose » qui, je ne sais pourquoi, n’ est pas aussi connu et adulé que ne le sont le Puy Mary et le Puy Griou. A l’ écart des grandes migrations touristiques de l’ été, il ne mérite pas un tel mépris. Cela, je l’ ai compris très jeune et je l’ ai d’ autant plus aimé. Si donc ce livre parvient à réhabiliter ma montagne, tout en donnant du plaisir, et qui sait, de l’ émotion aux lecteurs qui voudront quelque temps se pencher sur lui, il aura rempli son rôle. Et j’ aurai rempli le mien.

 

 

Pour de plus amples renseignements, me contacter sur mon E mail :

 

gilbert.coudon@infonie.fr

Boite aux lettres 

Pour conclure sur un ton plus aimable, et vous faire rêver un peu, voici quelques photographies du Chavaroche et de ses abords immédiats.

Bertrande
L'hiver
Lascelles


Le Fau